Les formes non personnelles

Dès le moyen français, le r commence à s’amuïr devant une pause ou une autre consonne, ce qui fait confondre l’infinitif et le participe passé. Cependant au XVII e s., dans la langue littéraire d’abord, le r commence de nouveau à s’entendre dans les infinitifs du 2 ième et du 3 ième groupes, probablement sous l’influence des verbes tels que dire, écrire, etc. Il reste pourtant muet dans les patois.

Depuis le XVII e s., devenu invariable, le participe présent fait concurrence au gérondif. Grâce à son caractère invariable le participe s’oppose nettement à l’adjectif verbal. C’est l’Académie en 1679 qui décide de son invariabilité quoique les écrivains continuent jusqu’au XVIII e s. A accorder le participe présent avec le nom en nombre et en genre.

Pour distinguer formellement le gérondif du participe présent, la langue a recours à la morphologie analytique: dès le XVIII e s. celui-là est plus ou moins régulièrement précédé de la particule en. Les locutions figées contenant le gérondif, telles que chemin faisant, sont des archaïsmes grammaticaux. Cependant même de nos jours la particule en fait parfois défaut.


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